Été 1860 dans l’Idaho aux États-Unis.

L’arrivée du pasteur Valentine et surtout de son fils Thomas à Easton Creek ne laisse personne indifférent. Le jeune homme étant accusé de crimes dont il a pourtant été innocenté se voit être la cible des ragots. Tout d’abord décidé à ne faire aucun effort d’intégration au sein de la communauté, il sera amené à rencontrer (et secourir) la fille de l’un des fondateurs, Eden Sullivan.

Mais peu à peu, des événements frapperont certains habitants parmi les plus notables, les plongeants tous deux dans une machination liée à la ville elle-même.

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Scandales à Easton Creek

Disponible au format numérique (6,99€) et papier (18€).


Gaëlle Laurier


Rêvant de devenir écrivain ou archéologue, c’est dans l’informatique qu’atterrit finalement Gaëlle Laurier. Des histoires plein la tête qu’il lui faudrait coucher sur papier (ou sur écran pour être exact), ce qui prit un peu de temps. Amatrice de jeux de rôles, ceux-ci l’inspirant, elle débuta par quelques nouvelles aux accents romantiques ainsi que des fanfictions qui ne seront que peu dévoilées au public.

C’est plus récemment que la plume (enfin, le clavier) vint à lui chatouiller plus définitivement les doigts. Lorsqu’elle vient à tomber sur diverses plates-formes d’écriture, dont Fyctia puis Wattpad.

Un premier court roman La muse de Callidromos connait un sympathique succès auprès des lecteurs wattpaddiens, suivit par une romance d’aventures située au dix-septième siècle, Journal d’un espion marquant un penchant flagrant pour ce type de fictions historiques et romantiques, mais pas uniquement. Du fantastique à la science-fiction en passant par plus contemporain, Gaëlle Laurier s’essaie un peu à tous les genres selon les inspirations.

Elle est alors remarquée par Évidence éditions pour le roman Scandales à Easton Creek, une romance historique pleine de mystères et de rebondissements dont l’action se situe en plein western. Figurant parmi les gagnants des Wattys 2016, cette histoire sera publiée en mai 2017.

Mais l’aventure ne se termine pas là, d’autres nouvelles concernant une possible édition ainsi que divers projets d’écriture sont à prévoir.

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Extraits

Nous laissions femmes et enfants rentrer à l’abri tandis que nous rejoignions la place ou une bonne partie des hommes du coin s’étaient rassemblés. Le Shérif tentait de calmer tout ce beau monde où chacun y allait de ses théories et de ce qu’il fallait faire. C’était assourdissant, mais cela n’expliquait toujours pas d’où cela pouvait provenir et puisqu’il s‘agissait de la ville la plus prompte à soulever des rumeurs, une nouvelle vint rapidement jusqu’à nous.

– Ça vient de la mine ! Quelqu’un a fait sauter cette satanée mine !

Je lui montrai le sol. Bien entendu, la plupart des traces avaient été effacées, envahies ou soufflées par tout ce qui avait été vomi hors de la mine, mais là, derrière une roche bien plus large où l’on avait posé l’outil, des empreintes qui ne laissaient aucun doute.

– Oui ! Empreintes de la botte au talon cassé. Être les mêmes ! me confirma-t-il.

Donc l’agresseur de Mitchell était également responsable de l’explosion ? Cela devenait à la fois intéressant et terriblement intrigant. Mais qui était ce type bon sang ?

Un uppercut à l’estomac me fit regretter d’avoir si bien mangé au dîner, un second dans les côtes de ne pas être resté sagement chez moi. Plié en deux, je fus rapidement redressé et maintenu par mes deux nouveaux compagnons de jeu. Le troisième, plus téméraire vu ma position, me frappa au visage.

– Aurais-je marché sur vos plates-bandes monsieur à la cravate de soie ? lui fis-je après avoir recraché de la salive teintée de sang.

Contrairement à nous, ce type n’était absolument pas nerveux. Non il agissait comme s’il se trouvait dans son bon droit et pire encore, tel un invité amusant la galerie. La main tenant l’arme se fit molle, le poignet trop souple, mais l’index décidément arrimé à la détente nous tenait à lui seul en respect. Le coup pouvait partir d’un simple mouvement, volontaire ou non, de sa part. Je n’étais pas le seul à observer sa façon de tenir son bras. Woods eut quelques mouvements de tête vers son ceinturon durant son discours et son pied glissait doucement dans sa direction.