Entre combats à mort et amour naissant...

Gwydion, un jeune esclave celte ne possède qu’un seul but : parvenir à gagner sa liberté.

Durement entraîné afin de devenir gladiateur et désormais connu sous le nom de Callidromos au terme d’une victoire étonnante, son chemin croisera celui de Thétis.

Il se retrouvera alors lié à elle malgré lui, tombant dans un piège risquant de l’éloigner de son rêve. Considérant tout d’abord Thétis comme une faiblesse, Gwydion finira par comprendre qu’elle est au contraire, sa plus grande force.

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La muse de Callidromos

Une très belle lecture entre combats à mort et amour naissant qui emmène le lecteur sur les routes de la Rome Antique.

— ET TU LIS ENCORE EMMA

Gaëlle Laurier


Rêvant de devenir écrivain ou archéologue, c’est dans l’informatique qu’atterrit finalement Gaëlle Laurier. Des histoires plein la tête qu’il lui faudrait coucher sur papier (ou sur écran pour être exact), ce qui prit un peu de temps. Amatrice de jeux de rôles, ceux-ci l’inspirant, elle débuta par quelques nouvelles aux accents romantiques ainsi que des fanfictions qui ne seront que peu dévoilées au public.

C’est plus récemment que la plume (enfin, le clavier) vint à lui chatouiller plus définitivement les doigts. Lorsqu’elle vient à tomber sur diverses plates-formes d’écriture, dont Fyctia puis Wattpad.

Un premier court roman La muse de Callidromos connait un sympathique succès auprès des lecteurs wattpaddiens, suivit par une romance d’aventures située au dix-septième siècle, Journal d’un espion marquant un penchant flagrant pour ce type de fictions historiques et romantiques, mais pas uniquement. Du fantastique à la science-fiction en passant par plus contemporain, Gaëlle Laurier s’essaie un peu à tous les genres selon les inspirations.

Elle est alors remarquée par Évidence éditions pour le roman Scandales à Easton Creek, une romance historique pleine de mystères et de rebondissements dont l’action se situe en plein western. Figurant parmi les gagnants des Wattys 2016, cette histoire sera publiée en mai 2017.

Mais l’aventure ne se termine pas là, d’autres nouvelles concernant une possible édition ainsi que divers projets d’écriture sont à prévoir.

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Extrait

Je sentais mes forces m’abandonner au fur et à mesure que mon sang s’écoulait. Heureusement, il n’avait pas touché l’artère fémorale, mais il était moins une. Par contre, pour ce qui était du coup à l’épaule, il avait fait preuve de bien plus de précision. Gageons qu’elle est brisée vu la douleur qui me tire jusqu’au cœur et à travers le corps. Me paralysant pratiquement de moitié.

Mais je n’avais pas à avoir honte. Je les avais vaincus. Tous ceux qui restaient. Un par un. Il ne restait que celui-là. Le plus coriace, le plus fourbe. Il avait attendu que les autres m’épuisent avant de porter un premier coup à ma cuisse. J’ai pu éviter qu’il ne sectionne pire que quelques vaisseaux. L’on ne me surnomme pas, moi aussi, Callidromos le plus rapide, le plus agile pour rien. Et même si sa tactique fut que je sois ralenti de fatigue, il me restait bien plus que mes muscles pour m’en sortir : la rage d’être vivant et de parvenir enfin à obtenir la liberté que je convoite.

Depuis l’enfance, je m’entraîne pour cela, depuis qu’il me fut en âge de combattre, je ne m’y plie que dans ce but. Pour survivre, j’ai dû me forcer à tuer. Tuer pour ne plus être le petit esclave celte, arraché à sa terre que je suis.

Je ne comprends toujours pas pourquoi il ne m’attaque pas une dernière fois. Pourquoi il ne se décide à porter le coup final. Au lieu de cela, il se déplace autour de moi, aux aguets lui aussi. Prêt à bondir, mais s’y refuse. Au centre de ce cercle imaginaire qu’il trace, je ne puis que l’observer. Tournant sur moi-même afin de suivre chacun de ses pas, anticiper chacun de ses mouvements. Puis me vient l’évidence, claire et limpide alors que le sable sous moi n’est plus qu’une sorte de bouillie de poussière et de sang dans laquelle mes pieds s’enlisent. Il attend que je me vide pour m’achever. Que je sois suffisamment faible pour n’avoir qu’a porter le coup fatal. Serait-ce un jeu ? Ou serait-ce qu’au final, il ne soit pas capable de plus.

Voilà des heures que nous combattons ici, il doit être tout autant épuisé que moi. Et les longues minutes de cette agonie qu’il me sert commencent doucement à faire monter quelques rumeurs parmi le public. S’il est bien une chose que l’on ne doit pas… que l’on ne doive jamais faire, c’est bien de le contrarier. Nous ne sommes pas que gladiateurs, nous sommes acteurs. Mettant en scène notre propre mort ou celle de nos adversaires. Mais ce qu’ils veulent, eux tous qui nous regardent en ce moment, c’est du spectacle.

Je jette un œil du côté de mon laniste, il est pâle comme un linge lui aussi. Normal, il va perdre gros si je tombe. Car de tous, il ne reste que moi. Chance. Récompense de mes efforts. Protection divine. Je ne sais, mais quitte à en terminer ici et maintenant, je donnerai le dernier coup.

Piteusement, je me redresse, levant ma masse d’armes au-dessus de ma tête. Jetant mon bouclier afin de déstabiliser mon adversaire qui songera sans doute qu’il sera plus simple de me tuer. Et fixant la foule mon corps hurlant sa douleur, je hurle avec lui, mon nom, l’incitant à me suivre dans ce cri de victoire.

« Callidromos ! »

Il n’en faut pas plus pour la réveiller et la déchaîner ! Tenu trop longtemps en alerte, le moindre mouvement aurait suscité la même liesse.

Mais je crois avoir manœuvré comme il le fallait. Et alors que, déstabilisé par les acclamations de plus en plus puissantes, scandant ce nom que je leur offre en pâture, mon adversaire me quitte des yeux une fraction de seconde, je m’élance vers lui et frappe.