Gaëlle Laurier

Auteur de romances. Découvrez mes univers.

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Princesse Chloé

Chapitre 32 - Nicolas


Le goût métallique du sang inonda ma bouche lorsqu’une paluche digne d’un champion de rugby s’écrasa de nouveau sur ma joue. La chaise à laquelle ils m’avaient ligotés vacilla, manquant de culbuter et moi avec. Je crachai au sol.

— Toi dire qui tu appeler !

— Mon chien, j’appelais mon chien ! me moquais-je de nouveau.

Je repris un coup qui fit vibrer ma boîte crânienne et apparaître des étoiles durant un instant. Je fermai les yeux le temps de me reprendre. Je devais tenir le coup le plus longtemps possible, bien que je ne savais pas très bien où cela me mènerait. Mis à part profiter de toute opportunité, de la moindre faiblesse de leur part. Personne ne viendrait nous sortir de la. Encore moins si grand père Chris était allié à Anton.

— L’enfoiré… murmurais-je avant de sentir un nouvel impact.

Cette fois, l’assise n’hésita plus et bascula. Je m’étalai sur le sol en béton, ligoté comme un saucisson, mon épaule amortissant douloureusement la chute. Je serrais les dents, évitant de leur donner le plaisir de crier. En une seconde, j’étais remis sur pied par deux paires de bras et les mêmes questions s’enchainèrent.

Qui avais-je appelé ? Pourquoi étais-je ici ? Qu’est-ce que je savais ?

Je me doutais que les autres allaient passer par là après moi, nous avions tous été mis aux arrêts pour haute trahison et enfermés. J’étais le premier interrogé et tentais de gagner du temps.

La main calleuse se leva une ultime fois lorsque le roi Anton lui-même entra. J’y échappai.

— A-t-il parlé ?

— Non mon Général. Il se moquer de nous.

— Remettez le avec les autres, nous allons voir si ses hommes sont plus bavards.

End eux temps, je fus détaché menotté et trainé jusqu’à une pièce aux murs moisis ou m’attendaient les autres. Mis à part un nez amoché, ils allaient plutôt bien. Pour le moment.

— Ca va mon lieutenant ? s’inquiéta Buddy lorsqu’ils me réceptionnèrent.

L’un des gars fut emmené.

— Où l’emmènent-ils ?

— Ils veulent interroger tout le monde, vous allez y avoir droit chacun votre tour.

Pour le moment, je ne voulais qu’une chose, me poser un moment. Je ressentais un élancement douloureux du côté du foie et de mon épaule.

— Vous ne devinerez jamais qui est ici avec nous, continua Freddy, un autre de mes gaillards.

Avec tout ça, j’avais presque oublié qu’ils étaient ici.

— Le roi Edward ?

— Quoi ? Ah non. Mais vous brûlez !

De l’un des coins, un homme se releva et s’approcha. Ses habits étaient en piteux état, son visage tuméfié, mais son allure ne faisait aucun doute, c’était le roi Karl de Malakavia. Du moins avant qu’on ne le jette de son trône.

— Votre Majesté ?

J’avais tout faux ! Le domestique interrogé avait dû confondre, il me parlait de son souverain emprisonné ici. Au moins, je me rassurai de le voir vivant, mais de savoir ce qui était advenu d’Edward et de son fils redevenait obscur.

— Heureux de vous voir en vie ! fis-je tout en tentant de me relever.

— Pas la peine de bouger officier. À l’heure actuelle, nous sommes tous au même point.

— Vous êtes ici depuis le renversement ?

— Oui, à moisir lentement. Ils auraient dû me fusiller dès le début, mais ils ont encore besoin de moi afin de s’approprier les fonds de la couronne. Lieutenant, avez-vous pu obtenir des nouvelles de mes filles ?

— Vos filles ? m’étonnais-je. De ce que je sais, elles étaient dans une pension en Suisse au moment des faits non ?

— Oui, mais Anton Pavel a plusieurs fois mentionné qu’il se servirait d’elles pour obtenir ce qu’il souhaite. Je suis très inquiet.

— Je ne sais que vous dire, nous n’en savions pas plus avant notre arrivée.

Voilà un problème épineux qui venait s’ajouter à la liste si Anton projetait de faire enlever les petites princesses. Il détenait déjà la mienne, ma Chloé, dans son palais. Nos souverains étaient toujours portés disparus et nous étions tous en prison. Bon, ça pouvait pas aller plus mal.