Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Chapitre 29


Je ne pus rejoindre Nicolas. Après m’avoir accompagné un long moment dans ce paysage enchanteur, le prince m’escorta jusqu’à ma chambre et me souhaita de passer une agréable nuit. Le tout accompagné d’un baisemain et d’une œillade se figeant dans mon regard qui me surprit.

— J’espère que nous pourrons réitérer cette agréable expérience très bientôt.

— Certainement, fis-je alors, coupant court à toute suite éventuelle en me réfugiant dans ma chambre.

Une fois à l’intérieur, je soufflai. Me faisais-je des idées où le prince se faisait de plus en plus galant ? La pièce était plongée dans l’obscurité, n’étant pas encore bien habituée, je tâtai de la main afin de trouver l’interrupteur lorsque je perçus du mouvement devant moi.

— Il y a quelqu’un ?

Quelques pas s’approchant me plongèrent en pleine angoisse alors que je cherchai la poignée cette fois. Sans la trouver. Un coup dans une table basse, la faisant reculer et grincer sur le parquet suivi d’un juron me calmèrent subitement.

— Nicolas ?

— Oui, c‘est moi. Vous en avez mis du temps !

L’esprit plus tranquille je trouvai enfin comment allumer.

— Le prince souhaitait me faire visiter les jardins de fond en comble. Et encore, il doit encore rester des kilomètres carrés inexplorés vu sa taille.

— Mouais… et tout ça sous le clair de lune…

— Pourquoi tu dis ça, tu es jaloux ? le taquinais-je.

Avec tous ces moments de stress, j’avais surtout besoin d’un peu de détente ou mieux, d’un immense câlin, mais lui ne fit que lever les yeux au ciel.

— En attendant, j’ai pu joindre mère-grand. Et je sais où se trouve le téléphone que tu cherches.

— Où est-ce ?

— Je ne te le dirai que si tu arrêtes de bouder.

— Je ne boude pas, finit-il par avouer, me tirant contre lui. Mais je n’aime pas trop le voir te tourner autour. Et qu’est-ce que c’est que ces façons d’insister pour que vous vous retrouviez seuls.

— Il ne s’est rien passé, je t’assure. Il s’est juste montré gentil.

Je caressai sa joue légèrement râpeuse, un début de barbe commençait à poindre. Cela ne me rebuta pas, au contraire, je lui volai un baiser.

— Il y a un téléphone dans le pavillon situé au bord du lac, c’est là qu’il m’a emmenée tout à l’heure, fis-je entre deux autres bisous. Je n’ai vu personne d’autre dans les environs.

— Tu as mené ta mission à bien à ce que je vois, je suis fier de vous petite recrue.

Enfin il redevint plus chaleureux, me serrant et me portant presque dans ses bras.

— J’aimerais rester ici cette nuit… me souffla-t-il à l’oreille.

— Cela va jaser si l’on te trouve là.

— Je sais, soupira-t-il.

— Nicolas, ma grand-mère a également mentionné quelque chose à propos de Max. Apparemment il y aurait un souci avec lui et le Duc.

— Un souci ? Je tâcherai de rapidement les appeler. Tu es sûre que cette ligne n’est pas surveillée ?

— Oui, je crois que le prince m’a fait confiance là-dessus, mais il y a un code à entrer.

Un code que je ne lui confiai que contre une dernière preuve d’affection avant qu’il ne se sauve par le balcon.