Gaëlle Laurier

Auteur de romances. Découvrez mes univers.

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Princesse Chloé

Chapitre 18


À peine arrivés au palais, ce fut l’effervescence. Maximilien ayant reçu des ordres en cours de route me mena tout droit à ma chambre, me poussant presque. Apparemment, nous étions en retard sur un planning encore obscur pour moi.

Je n’eus pas même le temps de remercier Buddy et Ritchie et de leur dire au revoir. Moins encore Nicolas qui m’ouvrit la portière, silencieux comme il l’avait été durant tout le trajet du retour. Je lui en voulais de n’avoir pas joué franc-jeu avec moi, mais vu son air, il semblait tout autant le regretter que je lui en tenais rigueur. Je ne pu que me tourner vers lui alors que l’on m’entrainait à l’intérieur. Il m’adressa un regard lourd en retour, me fendit de nouveau le cœur et remonta dans le véhicule.

— Par ici Votre Majesté, me servit-on avec empressement dès le grand hall.

— Est-ce ma grand-mère qui souhaiterait me voir ? demandais-je avec appréhension.

Une employée, grande, blonde et portant un tailleur aussi sévère que son chignon, mais affichant un sourire beaucoup plus avenant me précéda. Glissant son index sur l’écran une tablette, elle distillait ses mots à une telle vitesse qu’il me fallut me concentrer pour ne rien rater.

— Non, l’on vous attend pour les essayages de la robe. En votre absence, Sa Majesté la reine mère s’est chargé des détails ainsi que des invitations, n’ayez crainte. Nous sommes tous un peu sous pression, mais tellement heureux pour vous, Votre Majesté ! ajouta l’employée sans feindre.

Moi par contre, je l’étais beaucoup moins.

— Ce sera l’un des plus beaux évènements survenus en Slandavie depuis les noces de votre propre père, paix à son âme. Il nous manque tellement. Nous l’aimions tous beaucoup.

Enfin j’arrivai à ma chambre. Dans la foulée et le temps de gravir les marches menant au premier étage direction l’aile nord, j’avais pu prendre connaissance de mon emploi du temps. Des essayages à l’instant, de nouveau dans l’après-midi afin de terminer les ajustements. Et, en cas de désastre, une nouvelle séance demain matin à l’aube. Ensuite, il me faudrait voir le coiffeur, la manucure et d’autres qui m’échappèrent.

Une petite estrade était disposée au milieu de la pièce, deux dames ainsi qu’un homme dont le col était décoré d’épingles et dont une immense paire de ciseaux dépassait de l’une de ses poches m’attendaient.

Et bien entendu, disposée sur un mannequin grandeur nature, la robe en question.

Je l’aurais trouvée magnifique en d’autres circonstances. En satin ivoire, sans bretelles. La jupe étant drapée et le bustier serti de perles. L’on me fit monter, tourner sur moi-même, pris mes mesures et fit des ajustements durant près de deux heures alors qu’Alice, qui s’occupait de mon planning m’énonçait la liste des invités, leurs rangs ainsi qu’un bref historique. J’écoutai à peine cette partie.

– Quand est-ce prévu ? La cérémonie.

– On en vous a rien dit ? Après-demain Votre Majesté.