Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Chapitre 17


C’est bien plus détendu et la tête dans les nuages qu’Alex rentra chez lui. S’il avait porté une veste, chose inimaginable vu la chaleur, il l’aurait sans doute jetée négligemment sur l’épaule tout en longeant la plage. Optant alors pour un air détaché, adoptant la démarche souple d’un félin. Comme au ralenti. Non, la il avançait simplement, les mains dans les poches, mais néanmoins ravi.

Un couple de touristes arriva dans le sens inverse au sien, il les salua d’un grand sourire. Ces derniers ayant alors pour réflexe de presser le pas, des fois qu’on leur demanderait une petite pièce ou toute autre chose. Il se fit ensuite dépasser par une bande de gamins se poursuivant tout en s’insultant grossièrement dans la langue locale, le faisant rire aux éclats de les voir si joyeux. Oubliant sans doute que ce furent les mêmes l’ayant délesté plus tôt. Qu’importe, il était heureux et n’avait pas envie de se presser. L’après-midi avait été agréable, tandis que la suite fut franchement plaisante.

Il était assez fier de ses prouesses à vrai dire. Il n’irait pas jusqu’à s’en vanter et le crier sur tous les toits, mais il était assez satisfait, ayant mené sa douce Amandine jusqu’à l’extase. Deux fois.

Par contre, il était un fait immuable que plus l’on monte haut, plus la chute risque d’être douloureuse. Arrivant en vue du Paris Cocktail, voyant celui-ci occupé par les Brutes qui décidément ne le lâchaient plus, il préféra faire demi-tour avant d’être vu. Après tout, il comptait se rendre chez Juan. Autant ne pas traîner en route. C’aurait été étonnant qu’ils fussent la juste pour discutailler gentiment et causer météo.

Bref, la réalité venait de lui retomber dessus. Les débiteurs autoproclamés, son commerce à la déroute, son nez pété, la cougar Bimbo à séduire, la soirée qui s’annonçait.

Une seule bonne nouvelle au milieu de tout cela, Amandine ayant promis qu’elle n’irait pas en boite ce soir et donc sans lui, restant sagement à mater un film ou deux en espagnol dans sa chambre. C’était déjà ça.

Le quatuor arriva au bar à vingt-deux heures précises. Se posant en rang d’oignon sur les tabourets du bar. Diego n’hésitant pas à virer un touriste gringalet pour s’y installer. Ils avaient attendu le plus longtemps possibles afin de ne pas y croiser le trio de brutes. Pas de chance, ils étaient déjà là, tels de possibles parieurs misant sur leur poulain et ses chances d’appâter la poulette blonde à la carte Gold. Si au moins ils avaient pu l’encourager plutôt que de le menacer, ç’aurait été plus motivant, mais ils n’avaient pas cette même vision des choses.

À peine entré dans la boite qu’il reçut un signe de leur part qui, même si fut anodin, lui indiquait bien des choses. Ne rate pas ton coup, on t’observe, te fout de pas mon gueule. Enfin, Numéro un aurait sans doute tenu ce genre de propos. Alex soupira donc. Attendant l’entrée en scène de sa cible, sa proie sans défense, la pauvre victime de cette machination, véritable… bombe en train de se trémousser sur la piste ! Elle était déjà là !

Valérie était déjà si bien entourée qu’il ne l’avait même pas remarquée. Et cette robe ! Enfin, ce t-shirt à paillettes plutôt tant elle était courte ! Waw ! La vache ! La concurrence était déjà bien rude ! Elle était le miel, ils étaient les mouches. Au moins quatre… non cinq ! Diego y allant lui aussi. Faux frère ! Tentant de tenter la belle quadragénaire. Il devait bien l’avouer, elle était alléchante, un brin provocante et son sourire pouvait immédiatement faire fondre ou durcir, c’était selon.

Il avait besoin d’un remontant, la tout de suite, mais hélas, il était toujours aussi fauché.

Qu’à cela ne tienne, il avait une mission à mener à bien. Son avenir ainsi que son nez en dépendaient. Il s‘avança vers la piste, demeura un instant sur le côté, imaginant comment se glisser jusqu’à Valérie. Son regard se posa sur un fond de verre abandonné qu’il vida cul sec avant qu’on le ne remarque avant de se lancer. Hop ! Il tapota l’épaule droite d‘un gars dansant près d’elle tout en se glissant par la gauche. Classique. Efficace.

– Salut ! Alors on m’a déjà remplacé ? fit-il à son oreille, se voulant charmeur.

– Je m’ennuyais déjà. Je pensais que tu ne viendrais plus.

Cela ressembla à un odieux recopiage, mais il lui fit faire un tour sur elle même, la faisant rire aux éclats. La technique, bien que spontanée la dernière fois en compagnie d’Amandine portant ses fruits, il se glissa ensuite contre elle, la laissant se cambrer sous le rythme d’une bachata sensuelle.