Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Chapitre 16 - Jour 1


Une main tenait la mienne, douce, apaisante, chaleureuse. J’avais dormi plus qu’une simple nuit, mais au moins cette fois, je n’ai pas mal à la tête.

– Maman ?

Sa voix me répondit, mais malgré ma grande fatigue, quelque chose ne sonnait pas juste. L’on tenait ma main droite et c’était à ma gauche qu’elle répondit. Cette main, quelqu’un la soulèva, la porta à ses lèvres, y imprimant un baiser sur le dos de mes doigts.

– Je vais vous laisser un moment, chuchote-t-elle finalement.

J’entendis ses pas s’éloigner et pourtant ma main a toujours ce contact. Une douce chaleur l’envahissait, remontant le long de mon bras, traversant une partie de ma cage thoracique pour se loger dans mon cœur, une odeur de musc et de tabac, je n’osai y croire. Les larmes me montèrent aux yeux, toujours clos et je du prendre sur moi pour ne pas me laisser aller à de nouvelles larmes. Par réflexe, ma main s’est serrée dans la sienne.

– Manon.

Il a l’air embarrassé. Que dire dans pareille circonstance.

– Je… j’ai tenté de t’appeler, mais finalement c’est une infirmière qui m’a répondu. Pas très sympathique et qui m’a raccroché au nez en disant que tu devais te reposer, sourit-il malgré tout. Alors je suis venu tout droit dès que j’ai pu.

De nouveau il embrassa mes doigts et mon visage se tourna vers lui, Thomas. Je devais lui présenter la mine la plus étonnée qui soit au monde en cet instant, mais il me sourit toujours.

– J’ai compris lorsque Marie s’est réveillée, elle m’a fait une scène incroyable, menaçant de porter plainte pour abus. Finalement, elle a fait ses valises et a filé pour Nice. J’ai cru devenir fou. Je devais partir pour un tournage dans le fond du monde et sans réseau, sans savoir si je te retrouverai. Je n’ai eu tes messages que cette nuit.

– Pas trop déçu en voyant l’original ?

– Tu pourrais presque jouer dans la nuit des morts-vivants, plaisanta-t-il. Mais non, pas déçu du tout. À présent, à mon tour de m’occuper de toi. Du moins, si je parviens à convaincre ta mère de te ramener chez moi. Manon, tu veux bien ? Une nouvelle fois, reprendre à zéro, toi et moi.