Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Un dîner chez le Marquis - 5


Angélique.

– Cher Alexandre ! Est-ce bien vous que j’entends ? s’exclama le Marquis tout en se relevant, ce qui me permit de souffler un instant. Ne restez donc pas à traîner dans les courants d’air voyons. Joignez-vous donc à nous.

Une excellente idée et sans doute la meilleure de la soirée. Mais ils avaient dû se croiser lorsque mon oncle sortit du salon et vu son visage, il l’avait sans doute menacé. Il paraissait si troublé et je ne pouvais m’enquérir de la raison

– J’admirais vos… tapisseries italiennes.

Il vint s’asseoir et était-ce fait exprès, choisi le canapé ou je me trouvais, mais tout en gardant une distance honorable. Empêchant ainsi le Marquis de s’y reposer de nouveau. Celui-ci sans prendre la mouche occupa donc un fauteuil. Ils discutèrent un moment et je demeurais sagement à les écouter bien que le voyage ainsi que ces émotions m’avaient déjà beaucoup fatiguée.

À tel point que je ne pus réprimer un bâillement, rapidement dissimulé derrière ma main. Mais cela eut son effet et le Marquis m’invita donc à rejoindre ma chambre. Mon ami annonçant qu’il ferait de même me précéda. Finalement cette soirée était enfin terminée, demain matin nous reprendrions la route et c’en serait terminé.

Du moins je le croyais. Profitant de l’éloignement du jeune mousquetaire, le Marquis me retint.

– Votre oncle m’a promis un délicieux petit avant-goût, je viendrai donc vous retrouver comme convenu.

Je me hâtais à rejoindre Alexandre, effrayée par ce que j’avais cru comprendre. Il m’accompagna jusque devant ma porte, un domestique nous ayant accompagnés le temps de nous indiquer nos chambres s’était éclipsé juste après. Elles se situaient côte à côte.

J’étais dans une impasse. Piégée entre l’envie de réclamer sa protection contre la venue du marquis et ce qui en découlerait s’il l’en empêchait. Mais Alexandre devait bien me connaître.

– Angèle ? Quelque chose ne va pas ?

Je ne sais ce qui me prit, mais j’en vins à me tenir au revers de sa veste, ne pouvant me résoudre à ce qu’il me laisse. Prononçant les mots que je m’étais pourtant juré de ne pas dire, afin de lui éviter le pire.

– Aide-moi, je t’en prie.