Gaëlle Laurier

Auteur de romances

Découvrez mes univers


En savoir plus

Facebook Twitter Instagram Wattpad Fyctia Scribay Imaginae Booknode




Un dîner chez le Marquis - 1


Angélique.

Nous arrivâmes en vue du manoir du Marquis de Vardes et même si Aramis nous accompagnait depuis le début de notre voyage, je ne pouvais qu’appréhender cette soirée. J’avais peur qu’il ne puisse rien faire si jamais notre hôte se montrait encore trop batifoleur. Même s’il m’avait semblé avoir assez de galanterie et d’honneur pour vouloir me défendre, il risquait de supporter de lourdes conséquences.

Il vint d’ailleurs m’aider à descendre du carrosse alors que mon oncle m’aura laissée me débrouiller seule. Lorsque je disais qu’il était galant.

– Merci Aramis.

Depuis le début, nous étions accompagnés par un autre personnage, mais celui-ci ne daignait pas même montrer son visage. Il accompagna alors les chevaux des mousquetaires jusqu’aux écuries, les confiant au personnel. Et l’un d‘eux était aussi beau que l’était Diane, la jument d’Alexandre. Décidément, la curiosité me piquait, mais il revint tête basse et affublé de son large chapeau. Se pourrait-il ?

– Cher ami ! s’exclama le Marquis qui arriva, bras ouvert vers mon oncle avant de lui faire l’accolade comme s‘ils étaient les meilleurs amis du monde, ils ne se connaissaient que depuis quelques semaines.

Il vint ensuite vers moi et je sentais monter l’envie de rentrer prestement et immédiatement à pied. Ce n’était pas qu’il fut laid, mais il était bien plus âgé que moi et me rappelait trop mon oncle. Excepté qu’il n’avait jamais usé de violence envers moi, mais son vice se repérait très vite.

Il baisa ma main tout en me saluant, me complimenta tant sur ma robe que sur moi-même. Je ne savais où me mettre, mais j’aurais tant aimé que ce soit loin d‘ici. Finalement, il s’adressa également à notre escorte, les remerciant et les félicitant chaleureusement. Et alors qu’Aramis lui rendit son salut, son compagnon fit de même, ôtant enfin cette coiffe qui le dissimulait trop bien. Je sentis mon oncle s’avancer d’un pas vers lui, il me sembla même qu’il eut touché son fleuret, mais se retint rapidement lorsque le Marquis reconnut lui aussi Alexandre de Monllieu.

Alexandre était avec nous depuis le début ! Et il n’avait rien dit ! Je me sentais si soulagée subitement, il ne m’aura pas attendu pour rien et de le savoir tout proche empêchera peut-être des actes déplacés ce soir. Non, je me faisais des idées, il ne pouvait pas tout empêcher.

Qu’il ne se soit pas donné à connaître plus tôt, voyant la réaction à côté de moi, je le comprenais, il l’aurait fait renvoyer de suite. Or ici, son nom fit tout l’effet contraire. Et voici que même les mousquetaires furent invités à sa table. À ma plus grande joie. Mon ami n’était pas juste noble de cœur, mais également de parents, cela comptait.