Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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L’escorte - 3


Alexandre.

Je m’étais fait plus présentable et, afin de ne pas éveiller les soupçons de ce Grégoire de Valle avant de partir, je portais mon couvre-chef. Tâchant de dissimuler mes traits. Et porter cela par une telle chaleur, il y avait de quoi tenir à garder l’anonymat. Du moins pour un moment, une fois en route, il pouvait bien me reconnaître, nous ne pourrions plus faire marche arrière. Nos retrouvailles allaient être cordiales, je le pressentais.

Le carrosse quitta le Louvre et nous le rejoignîmes juste à sa sortie. Je me tenais à l’avant, ne m’affichant que de dos alors qu’Aramis se présenta.

– Monsieur, mademoiselle. Nous sommes assignés à vous escorter jusqu’à la demeure du Marquis de Vardes.

– Nul besoin de cela, répondit l’oncle de façon suffisamment froide pour nous rafraîchir tous, si seulement.

– Nous y sommes obligés. L’on nous a rapporté des attaques fréquentes le long de ces routes et Monsieur le Marquis de Vardes a insisté pour que nous vous accompagnions.

J’imaginais qu’Angèle devait se sentir rassurée de voir ainsi Aramis non loin d’elle et il me brûlait l’envie de le faire à mon tour. Je ne serai sur place au moment de notre rendez-vous de tout à l’heure, mais elle non plus et mon amie devait sans doute s’inquiéter de cela.

Nous traversâmes puis quittâmes la ville sans nous presser, le carrosse prenant une allure plus soutenue une fois passées ses portes. Le but de notre présence étant essentiellement de permettre le passage par un chemin traversant les bois, lieu où l’on nous avait signalé les attaques.

Apparemment ce ne devait être que de simples brigands, des appauvris tombés bien bas et rares furent les victimes. Mis à part celles s’étant trop vaillamment défendues. Le voyage se fit sans encombre et ce ne fut qu’une fois ces lieux dépassés que j’allai vers Aramis, souhaitant lui référer de quelques doutes.

– Est-ce moi où seuls les convois non escortés se font attaquer ?

– D’où la raison de notre présence mon garçon. Elle seule assure un voyage tranquille. Mais nous avons été observés un bon moment durant notre trajet. Nous ne pouvons commettre l’impair de les laisser rentrer seuls demain, quoi qu’en dise le Marquis ou ce charmant monsieur.

Pour ce qui était de notre bon de Valle, je me doutais que cela l’ennuierait beaucoup, tandis que pour ce qui était du Marquis, nous n’allions pas tarder à le savoir. Les grilles de son manoir étaient en vue.