Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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La cavale - 8


Séraphin.

Les mousquetaires avaient repris les recherches et nous nous étions tous aventurés à la Cour des Miracles cette fois. Seul endroit où l’on pouvait nous renseigner convenablement sur ce sordide sobriquet de Jean-Pourri. L’accueil ne fut pas chaleureux, chacun y allant de quolibets envers nous tout en provoquant divers bruits, matraquant tout ce qui passait à leur portée afin de signifier que notre présence fut tout sauf souhaitée. Mais, par chance, les quelques âmes auxquelles Porthos s’adressa ne semblèrent pas réfractaires à ce que l’on tente de sauver des enfants. Et finalement, nous avions quelques repères de ce pourceau à retourner. Même si notre enquête avançait, tout cela prenait un temps considérable.

Nous nous divisions de nouveau afin de ne plus perdre de temps. L’instinct peut-être, me fit choisir les cachettes les plus proches du logis de la femme les ayant fait prendre. Et je me jurai de ne point laisser passer l’occasion de mettre la main sur cette brave dame une fois tout cela terminé.

Arrivés à la première cachette, dissimulée dans une cour, des voix se firent entendre depuis l’extérieur, des pleurs également et c‘est me contrôlant difficilement que je suivis les directives d’Aramis, évitant de défoncer la porte d’un coup de pied et de tirer à vue sur ces ordures. Nous nous plaçâmes de chaque côté de la porte, longeant le mur. Il frappa quelques coups, laissant les occupants se questionner puis s’impatienter sans réponse. Jusqu’à ce que, pris de curiosité, ils en viennent à ouvrir. Un canon pressa le nez épaté de celui qui se hasarda à le pointer au-dehors alors que je m’engouffrai, armes en mains à l’intérieur, tenant en joue le second.

– Alexandre ? criais-je.

Mais au lieu de la frimousse de mon fils, se tenait la celle d’un gamin blond tant en haillons qu’en larmes.

– Tu es seul ici ? Ils t’ont touché ou fait du mal ?

– Oui Monsieur, tout seul. Ils m’ont juste attrapé et mené ici monsieur, sanglotait l’enfant.

– Tu as des parents ?

– Oui, monsieur.

– Alors si tu peux filer, va vite les retrouver. Ces deux-là, nous nous chargerons qu’ils ne te fassent plus jamais de mal.

Il ne demanda pas son reste et détala tel un lapin alors que l’homme tentait comme le couard qu’il était de me supplier de le laisser en vie. Je lui assénais un violent coup de crosse, le faisant taire. Les nerfs à vif. Nous avions libéré un gosse, fort heureusement pour lui, mais pas encore ceux que nous cherchions.

Aramis entra avec sa prise et ligota les deux hommes avant de faire venir la garde. Mais je ne parviendrais jamais à attendre qu’ils arrivent avant de me remettre en route, je le laissai donc sur place, allant vers la seconde adresse.