Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Partie 10.0


Ordre du docteur Martin ! Libérer Nelle du fort de Camelot. Carte blanche pour y parvenir.

Le week-end suivant, mon père m’amena donc chez les Evans. Il tint à les rencontrer avant tout, sans doute afin de leur glisser un mot sur mon état et de s’assurer qu’ils auraient un œil sur nous, mais ne put parler qu’à son père, ses parents étant divorcés. Vu qu’il s‘agissait de la maison de l’un des concepteurs, je m’attendais à entrer dans une sorte du royaume du geek en version haute technologie, mais au contraire, cela ressemblait presque à chez nous. Le mobilier et les appareils domestiques étant plus récents cela dit.

Par contre la chambre de Thomas se rapprochait de ce que j’imaginais. L’ordinateur contrôlant les casques de réalité virtuelle était intégré dans sa tête de lit. Et son « coin bureau » aurait pu laisser rêveur tout amateur d’informatique. Le seul souci étant ce lit justement, sur lequel nous devrons nous allonger côte à côte pour nous connecter. Cette proximité me fit craindre de vivre une nouvelle crise.

– Tu n’as rien à craindre, mon père est à côté et il est bien du genre à rentrer ici à n’importe quel moment histoire de s’assurer lui-même que tout se passe bien. Et puis, je suis un homme d’honneur. Plus qu’Arthur en tout cas, promis ! plaisante-t-il.

J’avoue que de me trouver seule avec lui dans cette pièce m’intimide et je le laisse me poser et brancher le casque sans rien oser dire, tâchant surtout de contenir ma respiration afin qu’elle reste à la normale. Pourtant, j’ai tellement de questions en tête. Sur le conflit en jeu, sur cette ancienne Nelle. Bien que je pense que le mieux placé pour me répondre soit définitivement Mordred.

– Elea ? Même si je garde l’anonymat en jeu, je ne serai pas loin. Mordred est au courant pour ce qui s’est passé la semaine dernière, je crois que ça l’a rendu… un tout petit peu furieux.

J’arrive en jeu. Me trouvant toujours dans la chambre d’Arthur, que j’ai du quitter en catastrophe lors de la dernière séance. Par chance, il ne s’y trouve pas. Par contre, j’ai un nouveau message de Silas.

[Bonjour gente dame ! Mordred m’a raconté ce qui est arrivé. Quel sale con ! Je veux parler d’Arthur bien sûr ! Mais ne craignez rien ! J’arrive dès que possible ! Ou es-tu ? Tiens-moi vite au courant.]

Je vérifie que la porte n’est pas verrouillée avant de lui répondre. Par chance, je peux sortir. Comme nous nous sommes connectés plus tôt que d’habitude, le fort est quasiment désert et je me faufile jusqu’au plus près de la porte du fort. Me tenant derrière l’infirmerie.

[Merci pour votre aide messire. Je suis dans la cour, près de l’entrée. Mais que vas-tu faire ?]

Je tente tout de même ensuite d’utiliser l’un de mes parchemins, mais comme la dernière fois, rien ne se passe. Je l’en informe également. Il faudra encore un moment que l’heure des séances soit arrivée pour qu’il me réponde.

[Moi ? Oh pas grand-chose, mais garde un œil en l’air.]

Je ne peux m’empêcher de sourire voyant ce message, Mordred va venir de sauver ! Effectivement, une dizaine de minutes plus tard, Hakou passe par dessus le fort qui, entre temps, s‘est rempli de joueurs qui ne se doutent encore de rien. L’alerte est donnée et, cette fois, pas d’avertissement, une partie de la porte vole en éclat laissant quelques cavaliers pénétrer dans l’enceinte. Silas en tête.

– Nelle ?

– Je suis là ! fis-je tout en courant vers lui.

– Monte avec moi, nous devons t’emmener loin d’ici !

– Mais… et Mordred ?

– Non tu ne repars pas avec lui. Tu ne seras pas en sécurité dans la tour pour le moment. Ce sont ses ordres ! ajoute-t-il comme pour terminer de me convaincre.

– Cora peut me transporter de toute manière.

– Pas là où je t’emmène, il faut d’ailleurs se dépêcher avant qu’elle n’y songe. Enfin… si elle accepte encore de te livrer à son Arthur chéri vu ce qui s‘est passé.

Il m’aide donc à monter derrière lui et alors que le fort est en ébullition derrière nous, nous filons vers une destination qui m’est encore inconnue. Avec mon consentement cette fois.