Gaëlle Laurier

Auteur de romances. Découvrez mes univers.

Facebook Twitter Instagram Wattpad Fyctia Scribay Imaginae Booknode



Whole New World 1.0

Partie 2.2


Mis à part la demoiselle à la chevelure rousse, ils sont plutôt amicaux. Mais il faut toujours quelqu’un qui fasse la tête dans un groupe. Il faut croire que c’est inévitable et vu que mis à part une naine aux cheveux roses à l’allure de petite fille, nous faisons partie des seules représentantes féminines, j’imagine qu’elle doit mal prendre de ne plus être le centre des attentions de ce Arthur.

Celui-ci d’ailleurs, en fait des tonnes. Très gentil, je ne le nie pas, mais me faisant asseoir tout à côté de lui et me proposant d’emblée de rejoindre sa guilde, dont le nom est Camelot. Évidemment. J’avoue que l’idée de rejoindre un groupe afin de m’intégrer plus facilement me tente, mais, juste pour la forme, je demande à y réfléchir. Songeant surtout à me renseigner avant s’il n’existe aucune contrainte à cela. Comme un abonnement supplémentaire à payer ou que sais-je. Je ne roule pas sur l’or. Du moins, dans le monde réel.

Le vin elfique, pourtant virtuel, mais bien alcoolisé me fait de l’effet. Si mes parents me voyaient en ce moment… Je ris aux blagues d’Arthur, oubliant quasiment l’humeur de sa dame. Évitant tout de même de la rendre jalouse, vu le genre de menace dont elle est capable. Son niveau devant sans doute l’aider à les mettre à exécution. Mais ce faux roi est assez charismatique, c’est vrai. Sa beauté assez irréelle, trop parfaite à mon goût avec son armure semblant cacher un corps athlétique, des cheveux blonds et courts ainsi qu’un regard perçant bleu foncé. Mais malgré tout, il ne me plaît pas outre mesure. Je le trouve juste gentil et prévenant et je préférerais qu’elle cesse de me voir comme une future rivale, ce n’est pas mon intention. Je cherche comment briser la glace et viens à m’intéresser à elle.

– Mais Cora, pourquoi pas t’être appelée Guenièvre ? Cela collerait mieux non ?

– Oui et Legolas se coupe les oreilles et devient Merlin, tant qu’on y est.

Ou je dois être la seule faisant le rapprochement avec la légende ou tout cela n’est dû qu’au hasard. Et vu sa façon de me mordre en me parlant alors que je ne voulais que plaisanter, je m’abstiens de toute nouvelle tentative.

L’heure tourne et il semblerait que le petit groupe ait prévu des activités. Du genre de celles où je ne peux les suivre vu mon niveau. Certains disparaissent – encore une compétence que je ne connaissais pas, celle du retour instantané au fort – afin de s’y préparer. D’autres discutent stratégie. Je les salue, décidée à faire le tour de la ville, mais Arthur me suit et m’arrête une fois dehors, me tendant un parchemin.

– Tiens, au cas ou. Si jamais tu croises l’autre connard de l’autre jour, fait-il appuyant bien sur l’insulte. Tu lis juste le mot qui y est inscrit et tu le déchires au même moment. Il est à usage unique, mais instantané, il te mènera à notre fort, en sécurité. OK ?

– Merci. J’espère ne plus le revoir de si tôt.

– Cela risque d’arriver au contraire, mais surtout n’hésite pas. Il est sournois et pervers, capable de tout, n’oublie jamais ça. Bon je dois y aller maintenant sinon ils vont partir sans moi et tous crever comme des cons, fait-il en plaisantant.

– Attends ! fis-je, tentant de le retenir. Il revient alors vers moi. Pourquoi fait-il ça au juste ? Ce... Mordred, c’est ça ? D’ailleurs, c’est dû au hasard, ces noms. ?

– Ce n’est pas un hasard, il a choisi ce nom, car son but est de me tuer tôt ou tard. Il est complètement taré. Méfie-toi de lui. Tandis que ses raisons… va savoir. Par pur plaisir de faire du mal, j’imagine. Ce doit être frustré. Tu veux savoir autre chose ?

– Heu oui, mais… toi et Cora ? J’ai l’impression qu’elle ne m’aime pas beaucoup.

– Moi et... ? Il éclate de rire. Oh non, il n’y a rien entre nous, la tu te fais des idées. On est juste copains. Elle était comme toi au début, son premier perso était aussi une victime de Mordred. Je l’ai sauvée et depuis elle me suit partout. Il n’y a rien de plus. Mais pour la guilde, songes-y, cela me ferait très très plaisir.

Je lui promets alors d’y penser sérieusement avant qu’il ne parte – ou plutôt disparaisse – et range le précieux parchemin tout en le gardant à portée de main, dans mon corsage.