Gaëlle Laurier

Auteur de romances. Découvrez mes univers.

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Whole New World 1.0

Partie 1.0


Fuir. Qu’aurais-je pu faire d’autre ? Emprunter cette rue m’avait semblé être une bonne idée, songeant que tout à l’heure, elle fut noire de monde, mais… j’avais oublié ce détail. Aucun d’entre eux n’était vrai ! J’aurais beau appeler à l’aide, en prendre un au hasard par le col et même le secouer, il ne réagirait pas plus et continuerait son chemin.

Pourtant je m’enfonce dans cette masse de bots, espérant qu’au moins cela ralentisse celui qui m’a pris en chasse. Il est terrifiant. Personne ne m’avait signalé que je me retrouverais face à « ça » dès mon premier jour. Que puis-je faire contre lui ? Il doit avoir des dizaines de niveaux de plus que moi. Et son armure, noire et décorée d’emblèmes de dragons, me semble être parmi les plus évoluées. Si d’habitude, ces créatures me fascinaient, je dois dire que lorsque leur tête est portée à la ceinture d’un homme qui ne souhaite que séparer votre tête de votre corps, elles me semblent soudainement moins attirantes. Mais pourquoi fait-il ça ?

C’est étonnant, je ne devrais pas être à bout de souffle. En réalité je ne cours même pas et pourtant, je n’en peux plus, je ralentis malgré moi. Ma jauge de vitalité clignote. Il me rattrape.

Sur sa route, quelques bots bousculés ont bien tenté de s’autodéfendre, mais il n’en a fait qu’une bouchée de chaque. Juste deux ou trois coups ayant eu raison d’eux. Il est fort, très fort, trop fort. Finalement, je suis à zéro, je n’ai perdu pratiquement rien de mes points de vie à force de fuir, mais je ne peux avancer plus.

– S’il vous plaît. Je suis niveau 1, je viens juste de commencer, suppliais-je.

Et quelque part, cela signifiant que je vais perdre ce personnage que j’ai mis si longtemps à créer sans compter mes deux heures gratuites réduites à néant. C’est bête de penser comme ça, mais cela me démotive pour la suite.

Il ne m’écoute pas, son visage masqué m’empêchant de voir l’expression de son visage. Il lève sa hache et ne m’adresse que ces trois mots étranges alors qu’il s’apprête pourtant à me frapper.

– Je suis désolé.