Gaëlle Laurier

Auteur de romances. Découvrez mes univers.

Facebook Twitter Instagram Wattpad Fyctia Scribay Imaginae Booknode



Journal d'un espion

Ellipse de la Belle: Chapitre 17


Annabelle.

Je ne parvenais pas à le voir tel un dépravé comme il disait, mais comme un homme d’honneur. Par trois fois, il m’avait sauvée de situations toujours plus pénibles et dont l’une qui faillit lui coûter la vie. Et plus que mon époux, il était mon amour, l’aimant bien plus que ce que je n’aurais imaginé pouvoir en être capable avant de le connaître. Et il n’allait pas tarder à être mon amant à le sentir ainsi m’attirer à lui. M’offrant un second baiser plus passionné cette fois et auquel j’eus du mal à ne pas succomber.

Car en plus que de craindre cette première fois, je m’inquiétais également pour sa blessure et me souvenais des ordres du médecin à ce sujet. Mais je devais lui sembler bien maladroite, même s’il m’avoua ne pas avoir été celui que l’on dit, du moins sur le nombre, il aura tout de même dû connaître bien des femmes avant moi et très certainement plus expertes.

Un troisième baiser accompagné d’une caresse dans le creux de mon dos fait naître en moi des sensations mêlées à quelques frissons étranges et délicieux. Et sans doute prit-il cela pour une invitation, car, sans l’écarter, il la glissa sous ma robe, la remettant en place, sa paume contre ma peau.

Intimidée, je tentai de le repousser, sans vraiment y mettre du cœur.

– Aurais-tu peur de moi ?

– Nullement… ce n’est que…

– Je ne forcerai rien si tu souhaites que nous en restions là.

– Oh non !

Je me cachai le visage dans le creux de son cou. Ayant été si expressive sur le coup et un peu honteuse de moi.

– Je suis à vous Séraphin, mais n’allez pas trop vite, je vous en prie.

– Vous êtes maîtresse du jeu Annabelle, je n’irai pas plus loin, faites de moi ce qui vous plaira si cela peut vous rassurer.

Faire de lui ce qu’il me plaira ? Mais me jugera-t-il mal si je me montre trop curieuse ou maladroite ? Alors je demeurai ainsi, entre ses bras, recevant malgré tout quelques caresses sur mon dos et mes hanches, me faisant ressentir quelques frissons supplémentaires. Son invitation était tentante, quel époux me laisserait ainsi le choix ? Ou bien même de m’initier comme il me plairait ? Alors, même si l’ayant vu bien des fois sans chemise lorsqu’il était souffrant, j’en vins à en défaire les boutons, un à un, la tête toujours posée sur son épaule, ressentant son souffle à mon oreille. J’y glissai ma main, de la naissance de son cou jusqu’au pansement faisant le tour de son ventre. Je n’oserai aller plus loin pour le moment bien me faudra bien un jour découvrir ce qui s’y cachait.

– N’aie pas peur… me souffla-t-il, murmurant presque.

Sa voix était telle une caresse elle aussi. Mais je préférais en rester là et l’incitai à s’allonger tout à fait, restant tout contre lui afin d’y passer ainsi notre première nuit légitime.