Gaëlle Laurier

Auteur de romances

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Faire sa promotion sur Facebook

 Publié le Dimanche 08 Juillet 2018 à 08:14

La question à un million ! Celle qui pourrait, je dis bien pourrait vous sauver la vie (et vous la faire gagner), vous payer plus qu’un MacDo lorsque vous recevrez vos droits d’auteur, vous permettre d’afficher fièrement les retours de votre succès. Bref, qui pourrait vous aider à vous faire connaître, à être lu(e), à vendre !

Lorsque je demande à des professionnels (j’ai failli vous faire le coup des guillemets parce j’avoue que parfois, je m’interroge), voici le discours qu’ils me tiennent (imaginez Dany Boon et ses fabuleux accents des Hauts-de-France et du Ch’nord alternés) :

 

— Mais comment-est-ce-que-je me dois de faire la promotion ? demandai-je.

— Hein ? Bah tu post’ sur Facebook !

— C’est c’laaa, ouiiii. Mais encore ?

— Bah faut être visible quoi. On peut pas tout faire tout seul, l’auteur doit en faire un ch’tit peu. T’as une page ? Ben tu crées une page et pis tu baves d’su.

— Merci bien mon brave.

 

Bon, j’avais compris que vivre dans un cottage en pleine campagne irlandaise au milieu des moutons et sans connexion internet, ça l’aurait fait moyen, mais là, ça n’a pas fait avancer le schmilblick. Pourtant, impossible pour moi de soutirer autre chose. Bon. Ben. On va se démerder quoi.



Pourtant, ç’aurait été sympa d’y vivre et d’écrire avec un tel paysage non ?
Photo de Anja Osenberg sur Pixabay.


En avant pour les cours de marketing du web et autres Comment promouvoir son livre en tout genre.

Bon, avant d’aller plus loin, je dois préciser que je suis moi aussi en pleine découverte ainsi qu’en plein essai. Ce n’est pas la formule miracle qui a marché pour moi à tous les coups et en moins d’une semaine, mais un condensé de tout ce qu’il est conseillé et qui m’a semblé assez logique.


Comment s’y prendre ?

Le texte

Si l’on suit les pros du marketing, pour vendre un produit, il ne faut pas que décrire le produit en lui-même, mais ce qu’il apportera au prospect (heu au lecteur... on va rester sur des termes d’auteurs).

Si l’on est tenté d’annoncer le titre, un message accrocheur, un résumé, un lien, un extrait, un café, l’addition. Apparemment, c’est trop. Mais de mettre le lecteur dans l’ambiance, lui rapporter brièvement toute la satisfaction qu’il aurait à se laisser tenter à lire votre roman, ça marcherait.

Et n’oubliez pas les tags !

L’image

Pensez toujours à préparer quelque chose de visuel. Votre couverture, un montage promotionnel ou une courte vidéo trailer si vous avez ça sous la main.

Pour info, la taille idéale pour votre image promotionnelle devrait être de 1200 x 630 (ou du moins, respecter ce ratio).

Le lien

Ne postez pas un lien tout seul, triste et abandonné sans texte accrocheur.

À l’inverse, n’oubliez pas le lien. Il doit se reporter à une page (de votre blog, sur Amazon ou ailleurs) et sur laquelle il aurait toutes les informations utiles (résumé et lien d’achat ou de lecture gratuite).

Je vois trop souvent des posts annonçant la sortie d’un nouveau chapitre sur Wattpad et… n’ayant ni lien ni nom d’auteur (le nom Facebook n’étant pas forcément raccord avec le pseudo d’auteur).

Quoi que, j’ai cru comprendre selon certains témoignages qu’un lien direct vers Amazon aurait moins d’impact qu’une page ou un blog.

En résumé, un texte d’accroche suscitant le désir de connaître votre livre, une image promotionnelle de bonne qualité et attractive (j’y mets une photo du livre ainsi qu’un extrait ou le résumé s’il n’est pas trop long) et votre lien (que votre lecteur ait tout sous la main en cliquant). S’il doit chercher, vous risquez de le perdre, le temps de chacun est précieux. 



Un p’tit exemple ?


[PUB ON] Si vous ne savez comment faire une représentation 3D de votre livre, voyez ici [PUB OFF]


Le partage

Je ne suis absolument pas douée pour cela, pour la bonne et simple raison que je ne partage que ce que je connais suffisamment. Si je ne l’ai pas lu (même en partie), je me vois mal conseiller un roman à autrui.

À ce sujet, Amazon conseille la règle du 5-3-2 :

Sur dix publications sur Facebook, cinq doivent provenir d’autres utilisateurs : il s’agit de billets que vous partagez. Ensuite, partagez trois de vos propres billets : un contenant des informations provenant de votre propre site Internet, et deux billets plus personnels. Ainsi, votre page ne ressemblera pas à un encart publicitaire et vous permettra de nouer des liens plus étroits avec votre communauté.

 

Les groupes et autres pages

On vous l’a certainement déjà dit et redit, ne spammez pas, respectez les moments autorisés à la promotion (certains groupes les autorisent une fois par semaine ou uniquement dans un album dédier, demandez si vous avez un doute, je pense qu’on ne vous mordra pas).

Intéressez-vous aux sujets et participez. Blablabla… Je vous semble blasée ? Vous avez raison. Je ne crois plus vraiment aux groupes promotionnels. Déjà parce que la plupart sont créés par des auteurs qui n’ont pour but que de s’auto promouvoir (et ce en dehors de leur règlement, genre je fuck mes membres, je fais ce que je veux. Si si, j’en ai quitté deux ce mois-ci) et parce que majorité des membres sont des auteurs faisant eux-mêmes leur promotion avant de retourner vaquer à autre chose (très peu de lecteurs donc).

(Ajout 14/07) De même, évitez les groupes qui, au fond, ne serviront à rien sinon à perdre son temps. Comme de devoir poster dans un album où peu sinon personne ne va (sauf pour poster sa propre couverture) ou d'attendre une validation (qui risque d'être faite bien en dehors des heures optimum).


Mettre la main à son porte-monnaie

Et puis il y a l’achat de publicité ciblée sur Facebook.

Je ne m’engagerai pas sur ce terrain, ne l’ayant pas testé et souhaitant autant que possible demeurer sur des solutions en accès gratuit. J’ai perçu de bons retours cela dit. De nos jours, la publicité est terriblement bien ciblée et permet d’attirer l’attention de personnes réellement potentiellement intéressées.

Par contre, fuyez les vendeurs de fans. Parce que oui, vous aurez du monde, mais non, vous ne les intéressez pas. Le but n’est pas de gonfler son chiffre, mais bien de se faire connaître et lire. Non ?


Les plages horaires

J’aurais préféré vous parler de plages tout court vu la saison, mais hélas, non.

Le plus simple (même si à première vue, vous n’allez pas forcement penser cela) est de se baser sur la moyenne de fréquentation en général. Ici, les heures les plus favorables dans la semaine. 



C’est fait maison via Google Sheets pour info et distribuable à l’infini (et au-delà).


J’espère que vous parviendrez sans trop de mal à agrandir l’image pour bien lire. Un petit clic droit, Enregistrer l’image sous ou Ouvrir l’image dans un autre onglet par exemple.

Mais revenons à nos moutons et soyons plus précis.

En bleu, les heures les plus favorables.

En fond rouge, les heures à éviter !

Tout en sachant qu’il s‘agit bien des heures de fréquentation, donc postez dans l’heure précédente. Vous pouvez poster dans les heures blanches, ce n’est pas interdit, mais cela risque de ne pas être optimum.

Ce n’est peut-être pas ce qui reflétera votre réalité, car tout dépend de votre public cible. Disons que si vous vous lancez, c’est un bon début.

Et pour se rapprocher des créneaux qui nous conviennent le mieux, il y a…


Vos statistiques

Oui, c’est logique au fond. Pour connaître la fréquence de fréquentation de vos membres à vous, autant se référer à eux. Cette phrase me semble étrange.

Connectez-vous à Facebook. Rendez-vous sur votre page. Dans le menu en haut, cliquez sur Statistiques puis Publications à gauche. Onglet Quand vos fans sont en ligne. (Voir photo, ce sera plus limpide).




Relevez les heures de fréquentation et fiez-vous-y.

Le souci pour cette méthode est que votre page doit déjà être en ligne depuis un moment, posséder des abonnés et des posts bien entendu qui généreront ces statistiques. Donc, si vous débutez tout juste avec une nouvelle page, il va falloir attendre un peu et se référer à l’horaire plus haut.


Gérer sa page Facebook

Celui-là et ses algorithmes nous rendent chèvres.

Il aime les pages ayant un contenu régulier et récent. C’est pour cela qu’il vous rappelle amoureusement que vous n’avez rien fichu depuis un moment lorsque vous ne postez rien.

Donc, écrivons !

Sauf qu’il ne faut pas oublier que quelqu’un qui se sentira spammé des mêmes promotions ou publicités dix fois sur la semaine aura le réflexe de se désabonner ou de masquer votre post (et éventuellement de vous prendre en grippe vous et votre livre). Ce qui aura un effet néfaste, car Facebook en tient compte. Donc, il faut se modérer.

Trouver un juste milieu (c’est la base pour tout).

On va dire au maximum trois fois par semaine (genre les lundis, mercredis et vendredis par exemple). Mais si vous n’avez pas de quoi remplir trois jours hebdomadaires, freinez-vous. Mieux vaut avoir quelque chose de sympa à poster qu’un truc qui n’intéressera personne (hey ! c’est Facebook qui veut ça, pas moi hein ^^).

Pas uniquement vos promotions, parlez de vos personnages, de vos projets, de vos découvertes en rapport avec tout ça, de vous, mais toujours dans un esprit positif (Facebook et les facebookiens aiment la positivité).


Oui, mais…

Si tout était si simple, ça se saurait.

Si vous ne l’aviez pas encore remarqué, Facebook ne diffuse ce que vous écrivez qu’à environ 20 % de vos abonnés. Donc si vous n’avez pas autant de retours que souhaité, vous savez contre qui rouspéter.

Il classe également vos posts, jugeant de leur qualité à être publié ou non. N’hésitant pas à leur coller un malus s’il contient des thèmes ou éléments gênants (et il sera donc moins visible).

Pour être en tête de gondole, l’information transmise doit être fiable et de qualité. Pas de relai de fake news par exemple (oui, s’il vous plait, faut arrêter les chaines débiles).

Les liens sont vérifiés, s’ils mènent à un site ayant mauvaise réputation, usant de publicité intempestive (genre seksouelle, faux virus) ou de thème illicite (genre hacking, téléchargement illégal et tout ce qui se trouve à la ligne en dessous). Bam malus !

Si votre discours incite à la violence, à la haine, au terrorisme, propose de la pornographie, soutient le racisme et l’automutilation. Bref, incite à des trucs moches. Hop, malus.

Ps : je ne considère pas la pornographie et le sexe comme des sujets gênants, c’est l’abus de matraquage publicitaire et leur visibilité trop flagrante sur des sites accessibles aux mineurs qui l’est.


Bigre ! Sont-ils destinés à disparaître ? En tout cas, s’ils sont moins vus ou censurés, vous saurez pourquoi.
Photo de Magyar sur Pixabay.


En même temps, Facebook subit des pressions de toute part pour que tout contenu haineux, blessant et violent disparaisse. Tout en devant jongler avec les infos pertinentes et sensibilisatrices qui pourraient contenir de ces thèmes (comme de parler de harcèlement afin de sensibiliser les masses, ce n’est pas interdit malgré que l’on y décrit des actes de haine et de violence).

Bref, un beau fouillis, tout ça.

Revenons donc à nos moutons (bèèèè).

Pour qu’un post soit visible, il se base également sur la réaction de vos membres (temps passé à lire ou regarder une vidéo, actions telles que les j’aime et les partages).

Si vous êtes régulièrement masqués, cela vous confère un malus.

Si votre post a été généré automatiquement par votre blog (oui Wordpress aussi, bon à savoir !). Glups ! Malus. Je vous l’ai mis en gras, car cela concerne pas mal de monde et on l’ignore souvent. Amazon conseille pourtant l’emploi de plugins pour vous faciliter la vie, maiiiis… à votre place j’y songerais à deux fois.

En effet, tout cela n’aide pas. Et j’imagine votre tête lorsque je vous apprendrai qu’il compte faire disparaître vos pages du fil d‘actualités classique (je crois qu’ils sont encore en test dans certains pays). À suivre…


Derniers commentaires
Tu veux dire que s'y l'on publie par l'intermédiaire de Wordpress, Facebook nous bloque plus ? Zut alors ! Je ne fais plus que ça. Je te pique le lien de ton article, une fois de plus super interessant. Merci Gaelle de décoder (et pas déconner lol) pour nous les méandres de l'internet :) Signé : nunuche du net 2.0
— Romane Rose, le Lundi 09 Juillet 2018
Merci pour ces précisions. Je découvre que j'écris des novellas, et non des romans ! Non pas question taille, mais bien structure. Pour l'histoire des pages, je suis d'accord avec toi, cela n'a aucune importance puisque tu peux écrire en taille de police différente, interligne aussi et marge idem. J'utilise toujours le nombre de mots, je trouve ça plus parlant que le nombre de caractères :) Merci et bisous.
— romane rose, le Vendredi 06 Juillet 2018
Ah fallait que je j'me trompe, voila c'est fait, Gaffe du lundi check !
— Gaëlle, celle du blog oui ^^, le Lundi 18 Juin 2018

Commentaires


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Romane Rose (Lundi 09 Juillet 2018)
Tu veux dire que s'y l'on publie par l'intermédiaire de Wordpress, Facebook nous bloque plus ? Zut alors ! Je ne fais plus que ça. Je te pique le lien de ton article, une fois de plus super interessant. Merci Gaelle de décoder (et pas déconner lol) pour nous les méandres de l'internet :) Signé : nunuche du net 2.0